Roue des émotions : origine, modèle de Plutchik et mode d’emploi

Roue des émotions : origine, modèle de Plutchik et mode d'emploi

La roue des émotions est un schéma circulaire qui aide à nommer ce que l’on ressent. Le modèle de référence, publié par le psychologue américain Robert Plutchik en 1980, classe huit émotions de base sur trois niveaux d’intensité ; les versions pour enfants en gardent quatre à six. Nommer une émotion avec précision réduit mesurablement sa charge, selon plusieurs études.

Sommaire

Roue des émotions : définition et origine (Plutchik, 1980)

Robert Plutchik (1927-2006), psychologue américain, publie en 1980 sa « théorie psychoévolutionniste des émotions » dans le volume Theories of Emotion (Academic Press) et dans son livre Emotion: A Psychoevolutionary Synthesis. Il y propose un schéma en forme de cône, dont la vue de dessus est devenue la « roue des émotions de Plutchik ». Il en donne une synthèse accessible en 2001 dans American Scientist.

Les 8 émotions de base

Plutchik retient huit émotions primaires, qu’il considère comme des réponses adaptatives présentes chez de nombreux animaux. Elles sont disposées en quatre paires opposées :

  • joie et tristesse ;
  • confiance et dégoût ;
  • peur et colère ;
  • surprise et anticipation.

Trois intensités et huit combinaisons

Chaque émotion existe en trois degrés. La colère, par exemple, va de la contrariété (faible) à la colère (moyenne) puis à la rage (forte). Sur la roue, les teintes les plus vives sont au centre, les plus pâles à l’extérieur. Deux émotions voisines se combinent en une « dyade » : joie et confiance donnent l’amour, anticipation et joie donnent l’optimisme, colère et dégoût donnent le mépris. Plutchik décrit huit dyades primaires de ce type.

Ce vocabulaire gradué est la vraie force du modèle : un enfant qui dit « contrarié » plutôt que « en colère » apprend que les émotions ont un volume.

Les versions pédagogiques : Genève, Yale, écoles françaises

Trois autres outils circulent, et ils ne disent pas la même chose que Plutchik.

  • La Geneva Emotion Wheel (Klaus Scherer, Université de Genève, 2005) classe 20 familles d’émotions sur deux axes, plaisir et contrôle, avec cinq degrés d’intensité. C’est un instrument de recherche, gratuit pour un usage non commercial, disponible en français.
  • Le Mood Meter du Yale Center for Emotional Intelligence (programme RULER, Marc Brackett) n’est pas une roue mais un carré à deux axes : agréable/désagréable et énergie haute/basse. Quatre quadrants de couleur (rouge, jaune, vert, bleu) regroupent les mots d’émotion.
  • Les roues « sensations, émotions, besoins » vendues en France et en Belgique, inspirées de la communication non violente, ajoutent un anneau de besoins (« j’ai besoin de calme », « j’ai besoin d’aide »). Cette couche n’a pas d’équivalent chez Plutchik et n’a pas été évaluée scientifiquement.

En France, Santé publique France a publié en février 2022 un référentiel de 37 pages sur les compétences psychosociales des enfants et des jeunes. Il distingue neuf compétences générales, dont « conscience de ses émotions et de son stress » et « régulation de ses émotions ». La roue sert la première ; elle ne suffit pas pour la seconde.

Quelle roue des émotions choisir selon l’âge ?

Le nombre de mots doit suivre le développement du vocabulaire émotionnel. Sherri Widen et James Russell (Boston College, 2008) ont testé 168 enfants de 2 à 5 ans : les catégories « content », « triste » et « fâché » arrivent en premier, puis « peur » ; « surprise » et « dégoût » sont rarement utilisés à 3 ans. Une roue à 32 mots devant un enfant de 4 ans ne sert donc à rien.

ÂgeNombre d’émotionsForme recommandéeCe qu’on vise
3-5 ans4 (joie, tristesse, colère, peur)Visages dessinés, grosses couleurs, roue à flècheMontrer du doigt, associer un mot à un visage
6-10 ans8 émotions de base, 2 ou 3 intensitésRoue de Plutchik simplifiée, mots lisiblesGraduer (« contrarié » ou « furieux » ?)
11-17 ans8 émotions, 3 intensités, dyadesRoue complète ou Mood MeterReconnaître deux émotions en même temps
AdulteRoue complète ou Geneva Emotion Wheel (20 familles)Fiche papier, carnetPrécision du mot, repérage des déclencheurs

Roue des émotions enfant : mode d’emploi de 3 à 10 ans

La roue n’est pas un outil de crise. Un enfant en pleine colère ne lit pas un schéma. Elle se présente au calme et s’utilise ensuite, à distance de l’événement.

  1. Présenter la roue un jour tranquille. Nommer chaque émotion, mimer le visage, donner un exemple vécu par l’adulte (« j’ai eu peur quand le chien a aboyé »).
  2. L’afficher à hauteur d’enfant. Cuisine ou entrée, pas la chambre : l’émotion se nomme dans la vie commune.
  3. Instaurer un rituel court. Au retour de l’école ou avant le coucher : « tu mets la flèche où, aujourd’hui ? ». Trente secondes suffisent.
  4. Après une tempête, revenir à la roue. Une fois l’enfant calmé : « tout à l’heure, c’était quoi sur la roue ? Colère ou peur ? ». Puis : « c’était petit, moyen ou énorme ? ».
  5. Nommer ses propres émotions devant lui. Les mots d’émotion s’apprennent en les entendant sur des situations réelles, pas en les récitant.
  6. Ne jamais corriger l’émotion. Si l’enfant dit « triste » là où l’adulte voit de la colère, on accepte, puis on demande ce qui s’est passé. Le mot juste viendra avec l’usage.

Entre 4 et 6 ans, la roue se combine bien avec les jeux qui entraînent l’inhibition : nommer l’émotion est la première marche, se retenir d’agir est la seconde. Chez un écolier, les débordements répétés en classe cachent parfois un autre problème ; notre article sur le problème de concentration chez l’enfant aide à faire le tri.

Roue, cartes, livre : quel support acheter ?

Une roue imprimée à la maison fait le travail. Si vous préférez un objet durable, le choix se fait sur trois critères : le nombre d’émotions adapté à l’âge (voir le tableau), des illustrations lisibles sans texte pour un enfant qui ne lit pas, et un format que l’enfant peut manipuler seul. Les cartes et les livres d’émotions ont l’avantage de proposer une situation par émotion, ce que la roue ne fait pas. Nous avons rassemblé des supports par tranche d’âge dans ce guide des jeux et livres sur les émotions pour enfants.

Avec un adolescent : nommer des émotions mélangées

Une étude de Harvard (Erik Nook et Leah Somerville, Psychological Science, 2018) a mesuré chez 143 personnes de 5 à 25 ans leur capacité à distinguer colère, dégoût, tristesse, peur et contrariété devant des images désagréables. Le résultat est en U : la différenciation est bonne dans l’enfance, chute à l’adolescence, puis remonte à l’âge adulte. Les enfants ressentent une émotion à la fois ; les adolescents en ressentent plusieurs ensemble, sans encore savoir les séparer.

C’est l’âge où la roue complète devient utile, à trois conditions :

  • la laisser sur le frigo sans commentaire ; l’ado la lira quand il en aura besoin ;
  • poser la question « il y en a deux en même temps ? » plutôt que « tu ressens quoi ? » ;
  • l’utiliser pour soi, à voix haute, devant lui (« je suis inquiète et agacée en même temps »).

Pour soi-même : la roue comme outil d’adulte

Chez l’adulte, la roue sert à gagner en précision. Todd Kashdan, Lisa Feldman Barrett et Patrick McKnight (2015) résument une série de travaux sur la « granularité émotionnelle » : les personnes qui distinguent finement leurs émotions négatives (« humilié » plutôt que « mal ») régulent mieux leurs réactions et recourent moins aux stratégies d’évitement sous stress, dans les études observationnelles.

Mode d’emploi en trois questions, à l’écrit, une fois par jour :

  1. Quelle émotion de base ? (une des huit)
  2. Quelle intensité ? (faible, moyenne, forte)
  3. Quel déclencheur précis ? (une phrase, un fait)

Ce travail de nommage est la première des cinq compétences du modèle RULER (Recognizing, Understanding, Labeling, Expressing, Regulating). Il rejoint ce que nous décrivons dans notre article sur l’intelligence émotionnelle : la compétence se mesure, s’entraîne, et ne se résume pas à « être gentil ».

Roue des émotions à imprimer : un modèle simple à reproduire

Pas besoin d’acheter une roue des émotions à imprimer : ce tableau contient tout ce qu’il faut. Les intensités suivent Plutchik (2001). Les colonnes « signal du corps » et « ce qui aide » sont des exemples à adapter avec l’enfant, pas des données scientifiques.

Émotion de baseFaibleForteOpposéeSignal du corps (exemple)Ce qui aide (exemple)
JoieSérénitéExtaseTristesseEnvie de bouger, de rirePartager, raconter
ConfianceAcceptationAdmirationDégoûtÉpaules détenduesDire merci
PeurAppréhensionTerreurColèreVentre serré, envie de se cacherUn adulte à côté, respirer
SurpriseDistractionStupéfactionAnticipationSursaut, bouche ouverteAttendre une minute
TristesseMélancolieChagrinJoieGorge nouée, envie de pleurerUn câlin, du temps
DégoûtEnnuiAversionConfianceNez froncé, reculS’éloigner, le dire
ColèreContrariétéRagePeurChaleur, poings serrésBouger, s’isoler, puis parler
AnticipationIntérêtVigilanceSurpriseImpatience, yeux grands ouvertsPréparer, compter les jours

Fabriquer la roue en 20 minutes

  1. Tracer un cercle de 20 cm sur du papier épais ou un carton de boîte de céréales.
  2. Le diviser en 8 parts égales (ou 4 pour un enfant de moins de 6 ans). Placer les opposées face à face : joie en face de tristesse, peur en face de colère.
  3. Dans chaque part, dessiner un visage simple et écrire le mot. Pour les 6-10 ans, tracer un second cercle intérieur et y écrire les versions faibles (« contrarié ») et fortes (« furieux »).
  4. Colorier chaque part d’une couleur franche. Plutchik associe par exemple le jaune à la joie, le rouge à la colère, le vert à la peur et le bleu à la tristesse ; n’importe quel code constant fonctionne.
  5. Fixer une flèche au centre avec une attache parisienne. Laisser l’enfant décorer : une roue qu’il a faite est une roue qu’il utilise.

Ce que la recherche permet de dire

Aucune étude n’a testé « la roue des émotions » comme objet. En revanche, l’acte qu’elle facilite, mettre un mot sur une émotion, a été étudié sous le nom d’affect labeling.

  • Lieberman et al., 2007, Psychological Science (UCLA). 30 adultes de 18 à 36 ans ont regardé des visages exprimant une émotion négative sous IRM fonctionnelle. Choisir le mot décrivant l’émotion (« en colère », « apeuré ») réduisait l’activité de l’amygdale par rapport aux autres tâches (associer un visage, choisir un prénom), et augmentait l’activité du cortex préfrontal ventrolatéral droit. C’est l’étude fondatrice sur le mécanisme cérébral du nommage.
  • Kircanski, Lieberman et Craske, 2012, Psychological Science. Des étudiants phobiques des araignées ont été exposés à une mygale vivante. Le groupe qui décrivait son émotion à voix haute montrait une semaine plus tard une réponse électrodermale plus faible que les groupes « réévaluation », « distraction » ou exposition seule. Nuance importante : la peur déclarée, elle, n’avait pas baissé davantage.
  • Torre et Lieberman, 2018, Emotion Review. Cette revue de la littérature conclut que le nommage agit comme une régulation implicite : il réduit l’émotion sans que la personne cherche à la réduire. Les effets sont modestes et dépendent de la tâche.
  • Brackett, Rivers, Reyes et Salovey, 2012, Learning and Individual Differences (Yale). 273 élèves de CM2 et 6e, dans 15 classes de 3 écoles, ont suivi pendant 30 semaines le programme de vocabulaire émotionnel RULER ou le programme habituel. Le groupe RULER a obtenu de meilleures notes de fin d’année et de meilleures évaluations de compétences sociales par les enseignants. Design quasi expérimental, pas de tirage au sort.
  • Rivers et al., 2013, Prevention Science. Essai randomisé en grappes sur 62 écoles : les classes RULER étaient jugées plus chaleureuses et plus autonomes par des observateurs. Les auteurs sont les concepteurs du programme.
  • Durlak et al., 2011, Child Development. Méta-analyse de 213 programmes scolaires d’apprentissage socio-émotionnel (dont le nommage des émotions fait partie) auprès de 270 034 élèves : amélioration des compétences sociales, du comportement et des résultats scolaires, soit un gain de 11 points de percentile en réussite scolaire.

Sur le développement, Katie Hoemann, Fei Xu et Lisa Feldman Barrett (2019, Developmental Psychology) montrent que les mots d’émotion ne se contentent pas d’étiqueter des états déjà présents : ils aident l’enfant à construire les concepts eux-mêmes. Donner des mots à un enfant, c’est lui donner des catégories pour penser. La fatigue pèse aussi sur la régulation, un point que nous détaillons dans notre article sur sommeil et apprentissage chez l’enfant.

Les limites des preuves

  • Le modèle de Plutchik n’est pas une vérité scientifique. Le choix de huit émotions, leur disposition en paires et les dyades sont des propositions théoriques de 1980. La théorie des émotions de base est contestée depuis, notamment par Lisa Feldman Barrett, pour qui les émotions sont construites par le cerveau à partir de concepts appris, et non câblées. La roue reste un bon dictionnaire ; ce n’est pas une carte du cerveau.
  • Aucun essai contrôlé sur la roue elle-même. Les études citées portent sur le nommage ou sur des programmes complets de 30 semaines avec des enseignants formés. Une roue sur le frigo n’est pas un programme RULER.
  • Effets mesurés sur le corps plus que sur le ressenti. Chez Kircanski (2012), la réponse physiologique baisse, pas la peur déclarée. Nommer apaise le système nerveux ; cela ne fait pas disparaître l’émotion. Et ces résultats viennent d’adultes : leur transposition à un enfant de 4 ans est une hypothèse, pas un résultat.
  • Conflit d’intérêts. Les évaluations de RULER sont signées par ses concepteurs, à Yale. C’est courant, mais cela demande des réplications indépendantes.
  • L’anneau des besoins présent sur les roues commerciales vient de la communication non violente. Il peut être utile en famille ; il n’a pas été validé.

Quand en parler à un médecin ou à l’enseignant ?

La roue des émotions est un outil éducatif, pas un dépistage. Elle ne remplace pas un avis professionnel dans les cas suivants :

  • un enfant de plus de 5 ans qui ne nomme aucune émotion, ni chez lui ni chez les autres, malgré un vocabulaire normal par ailleurs ;
  • des colères quotidiennes, longues (plus de 20 minutes) et violentes au-delà de 6 ans ;
  • une tristesse ou une peur qui dure plus de deux semaines et change le sommeil, l’appétit ou le jeu ;
  • un adolescent qui se décrit comme « vide » ou qui évoque l’idée de disparaître ;
  • chez un adulte, l’impossibilité persistante de mettre des mots sur ce qu’on ressent (alexithymie), qui se travaille avec un psychologue.

Le médecin traitant ou le pédiatre est le premier interlocuteur. L’enseignant voit l’enfant en groupe : lui demander si les difficultés se retrouvent en classe est la question la plus utile.

Questions fréquentes

Qui a inventé la roue des émotions ?

Robert Plutchik, psychologue américain (1927-2006), publie en 1980 sa théorie psychoévolutionniste des émotions avec un schéma en cône dont la vue de dessus est la roue. Il la résume en 2001 dans American Scientist. D’autres outils existent : la Geneva Emotion Wheel de Klaus Scherer (2005) et le Mood Meter de Yale, qui n’est pas une roue mais un carré à deux axes.

Quelles sont les 8 émotions de base de Plutchik ?

Joie, confiance, peur, surprise, tristesse, dégoût, colère et anticipation. Elles forment quatre paires opposées : joie et tristesse, confiance et dégoût, peur et colère, surprise et anticipation. Chacune existe en trois intensités, par exemple contrariété, colère, rage. Deux émotions voisines se combinent en dyade : joie et confiance donnent l’amour, anticipation et joie donnent l’optimisme.

À quel âge utiliser une roue des émotions avec un enfant ?

Dès 3 ans, avec quatre émotions (joie, tristesse, colère, peur) et des visages dessinés. Widen et Russell (2008) montrent, sur 168 enfants de 2 à 5 ans, que ces catégories arrivent en premier ; surprise et dégoût sont rares avant 4 ou 5 ans. À partir de 6 ans, une roue de Plutchik simplifiée à huit émotions et deux intensités convient. La roue complète attend l’adolescence.

Comment fabriquer une roue des émotions ?

Tracez un cercle de 20 cm sur du carton, divisez-le en 8 parts (4 avant 6 ans), placez les émotions opposées face à face, dessinez un visage et écrivez le mot dans chaque part, coloriez d’une couleur franche, puis fixez une flèche au centre avec une attache parisienne. Pour les 6-10 ans, ajoutez un cercle intérieur avec la version faible et la version forte de chaque émotion.

À quoi sert la roue des émotions ?

À mettre un mot précis sur ce qu’on ressent. Les études sur l’affect labeling (Lieberman, 2007) montrent que nommer une émotion négative réduit l’activité de l’amygdale et augmente celle du cortex préfrontal. La roue sert la « conscience de ses émotions », l’une des neuf compétences psychosociales du référentiel de Santé publique France (2022). Seule, elle ne suffit pas à réguler l’émotion.

Quelle différence entre la roue de Plutchik et la roue des émotions pour enfants ?

La roue de Plutchik compte 8 émotions, 3 intensités et des combinaisons, soit plus de 30 mots : trop pour un jeune enfant. Les versions pédagogiques gardent 4 à 6 émotions avec des visages. Certaines, inspirées de la communication non violente, ajoutent un anneau de besoins. Cet anneau n’existe pas chez Plutchik et n’a pas été évalué scientifiquement.

Est-ce que nommer ses émotions calme vraiment ?

En partie. Chez 30 adultes sous IRM (Lieberman, 2007), choisir le mot de l’émotion réduisait la réponse de l’amygdale. Chez des phobiques des araignées (Kircanski, 2012), décrire sa peur réduisait la réaction physiologique une semaine plus tard, mais pas la peur déclarée. L’effet est réel mais modeste, et il porte davantage sur le corps que sur le ressenti.

Peut-on utiliser la roue des émotions pendant une crise ?

Non, pas pendant. Un enfant en pleine colère ne lit pas un schéma. La roue se présente au calme, s’affiche à hauteur d’enfant et s’utilise dans un rituel court, au retour de l’école ou au coucher. Après une tempête, une fois l’enfant apaisé, on y revient : « c’était quoi sur la roue ? Petit, moyen ou énorme ? ».

Sources

  • Plutchik R. (1980), « A general psychoevolutionary theory of emotion », dans Theories of Emotion, Academic Press, p. 3-33 : doi.org/10.1016/B978-0-12-558701-3.50007-7
  • Plutchik R. (2001), « The Nature of Emotions », American Scientist, 89(4), 344 : doi.org/10.1511/2001.4.344
  • Lieberman M. D., Eisenberger N. I., Crockett M. J., Tom S. M., Pfeifer J. H., Way B. M. (2007), « Putting Feelings Into Words: Affect Labeling Disrupts Amygdala Activity in Response to Affective Stimuli », Psychological Science, 18(5), 421-428 : doi.org/10.1111/j.1467-9280.2007.01916.x
  • Kircanski K., Lieberman M. D., Craske M. G. (2012), « Feelings Into Words: Contributions of Language to Exposure Therapy », Psychological Science, 23(10), 1086-1091 : doi.org/10.1177/0956797612443830
  • Torre J. B., Lieberman M. D. (2018), « Putting Feelings Into Words: Affect Labeling as Implicit Emotion Regulation », Emotion Review, 10(2), 116-124 : doi.org/10.1177/1754073917742706
  • Brackett M. A., Rivers S. E., Reyes M. R., Salovey P. (2012), « Enhancing academic performance and social and emotional competence with the RULER feeling words curriculum », Learning and Individual Differences, 22(2), 218-224 : doi.org/10.1016/j.lindif.2010.10.002
  • Rivers S. E., Brackett M. A., Reyes M. R., Elbertson N. A., Salovey P. (2013), « Improving the Social and Emotional Climate of Classrooms: A Clustered Randomized Controlled Trial Testing the RULER Approach », Prevention Science, 14(1), 77-87 : doi.org/10.1007/s11121-012-0305-2
  • Durlak J. A., Weissberg R. P., Dymnicki A. B., Taylor R. D., Schellinger K. B. (2011), « The Impact of Enhancing Students’ Social and Emotional Learning: A Meta-Analysis of School-Based Universal Interventions », Child Development, 82(1), 405-432 : doi.org/10.1111/j.1467-8624.2010.01564.x
  • Widen S. C., Russell J. A. (2008), « Children acquire emotion categories gradually », Cognitive Development, 23(2), 291-312 : doi.org/10.1016/j.cogdev.2008.01.002
  • Nook E. C., Sasse S. F., Lambert H. K., McLaughlin K. A., Somerville L. H. (2018), « The Nonlinear Development of Emotion Differentiation: Granular Emotional Experience Is Low in Adolescence », Psychological Science, 29(8), 1346-1357 : doi.org/10.1177/0956797618773357
  • Kashdan T. B., Barrett L. F., McKnight P. E. (2015), « Unpacking Emotion Differentiation », Current Directions in Psychological Science, 24(1), 10-16 : doi.org/10.1177/0963721414550708
  • Scherer K. R. (2005), « What are emotions? And how can they be measured? », Social Science Information, 44(4), 695-729 : doi.org/10.1177/0539018405058216 ; Geneva Emotion Wheel, Université de Genève : unige.ch/cisa/gew
  • Santé publique France (2022), « Les compétences psychosociales : un référentiel pour un déploiement auprès des enfants et des jeunes », 37 p. : santepubliquefrance.fr
  • Yale Center for Emotional Intelligence, RULER et Mood Meter : rulerapproach.org

Certains liens sont affiliés (commission possible, sans surcoût pour vous).

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *